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Elimination des déchets

Genève finance l’élimination des déchets à travers l’impôt et ne veut pas recourir au système de la taxe au sac-poubelle.

(ATS/AGIR) – Alors que le Valais vient d’introduire la taxe au sac-poubelle et que cette solution va prochainement se généraliser au Tessin, Genève demeure le seul canton en Suisse à utiliser un autre système. Il finance en effet l’élimination des déchets à travers l’impôt. Jacques Martelain, directeur du Service de géologie, des sols et des déchets au Département genevois de l’environnement, des transports et de l’agriculture (DETA), est conscient que cette politique présente le défaut de ne pas être directement incitative pour la population. Elle doit pour cette raison s’accompagner d’un travail de sensibilisation indispensable pour déployer une certaine efficacité. Selon Jacques Martelain, il fait peu de doutes que le système genevois ne rencontrerait pas l’approbation du Tribunal fédéral. Mais à ce jour, les juges de Mon Repos ne l’ont pas invalidé. L’absence de taxe au sac-poubelle sur le territoire genevois n’a jusqu’à présent pas généré d’incidents ou de catastrophes. Plusieurs cas d’incivilité de la part de pendulaires en provenance du canton de Vaud ont été signalés, mais rien de très grave, a fait remarquer le directeur du Service de géologie, des sols et des déchets. L’actuelle politique genevoise de gestion des déchets est en vigueur depuis 1999. Les autorités en tirent un bilan positif. Le taux de recyclage a progressé d’un point par année et se situait à 47% en 2016, soit très près du seuil de 50% de tri, en moyenne, dans le reste de la Confédération. Et selon Jacques Martelain, Genève est en passe de faire la démonstration qu’on peut obtenir des résultats aussi bons qu’en moyenne suisse « sans devoir imposer une taxe poubelle à sa population et en évitant les effets pervers de celle-ci ».

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