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La hausse du prix du lait reste insuffisante pour les producteurs

La Fédération des sociétés fribourgeoises de laiterie (FSFL) en assemblée générale à Neyruz

La Fédération des sociétés fribourgeoises de laiterie (FSFL) a tenu ses assises annuelles le 6 avril à Neyruz (FR) sous la présidence de Gabriel Yerly. Le lait d’industrie, était une fois encore au cœur des préoccupations des représentants de la filière. Comme l'a souligné en effet le directeur André Brodard en avant-propos du rapport d’activité, «la FSFL, que ce soit au travers de la FPSL, de l’IP Lait ou d’autres organisations, s’est grandement engagée toute au long de l’année 2017 afin d’améliorer le prix du lait», a-t-il confirmé.

Le prix du lait est toujours un casse-tête pour les producteurs! En avant-propos du rapport d’activité de la Fédération des sociétés fribourgeoises de laiterie (FSFL) présenté lors de l’assemblée générale qui a eu lieu vendredi 6 avril à Neyruz, le directeur André Brodard est revenu sur les difficultés rencontrées par les producteurs suisses de lait. «La hausse du prix du lait a occupé beaucoup de monde durant toute l’année. Si un compromis a pu être trouvé dès le 1er octobre 2017 pour une hausse du prix indicatif du lait A de 3 ct., cette dernière reste toutefois insuffisante pour pouvoir garantir un revenu pouvant couvrir les frais de production de lait de centrale», a souligné le directeur. Et c’est sans compter le prix du beurre qui n’a pas retrouvé son niveau de prix de 2011, une situation qui «impacte grandement le prix indicatif du lait A».

André Brodard a également marqué son incompréhension face à l’augmentation du prix du litre de lait dans les commerces de détail, précisant que le prix de la brique a pris 6 à 7 ct. depuis octobre dernier. Une fois de plus, a-t-il constaté, «la répartition des marges ne se fait qu’au profit de la grande distribution et ce, au détriment des producteurs de lait». Et d’ajouter qu’il «serait temps que nos autorités se penchent sur ces procédés fortement discutables».

Evoquant aussi la solution de remplacement de la loi chocolatière, qui doit entrer en vigueur au 1er janvier 2019, le président a rappelé à ce propos que l’année 2018 sera importante du point de vue des négociations, avec en point de mire notamment la rentabilité de la production laitière, aussi bien au niveau du lait de centrale que de celui de fromagerie.

Chiffres clés de la FSFL pour 2017

En 2017, la fédération regroupait 1’411 (1’344 en 2016) producteurs parmi lesquels 197 (184 en 2016) producteurs individuels. Le nombre de sociétés de laiterie a passé de 155 unités en 2016 à 156 l’année dernière. Il y a également 1 fromagerie de plus en 2017, soir 82 au total. Le chiffre est stable pour ce qui concerne les fabricants d’alpage, le nombre est identique à celui de 2016, soit 36.

Côté production, la quantité totale de lait livrée par les membres de la FSFL s’est établie à 303’040’363 kg (290’815’540 kg en 2016), dont 129’181’583 kg (129’781’894 kg en 2016) pour les industries et 173’858’780 kg (161’033’646 kg en 2016) pour les fromageries. Quant aux livraisons totales de lait des organisations et producteurs gérés par la FSFL en 2017, elles se montent à 401’269’616 kg (390’978’220 kg en 2016) dont 181’806’088 kg (172’398’658 kg en 2016) pour les fromageries. Entre 2007 et 2017, le nombre de producteurs a régressé de 4,9% et, pendant la même période, les livraisons moyennes de lait par producteur ont passé de 168’200 kg à 214’7709 kg, soit 27,7%. Un chiffre à mettre en relation avec la moyenne suisse qui était l’année dernière de 164’409 kg par exploitation.

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