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Bruno Jud nouveau président FUS

FUS

Bruno Jud et Pius Jans

© FUS

Communiqué de presse de le Fruit-Union Suisse (FUS)

Les délégués à la 14e assemblée des délégués de la FUS, le 15 juin à Schaffhouse, ont élu un nouveau président de la Fruit-Union Suisse (FUS) en la personne de Bruno Jud de Thayngen SH. Bruno Jud âgé de cinquante-neuf ans occupe depuis 1983 différents postes de cadre dans des entreprises du groupe Unipektin d'Eschenz et siège au comité central de la FUS depuis 2004. Il succède à Pius Jans, Gelflingen LU, qui s'est retiré après douze années de présidence de la FUS.

Pius Jans est nommé président d’honneur
La nomination de Pius Jans comme président d’honneur FUS par les délégués a été suivie d’un tonnerre  d’applaudissements. Le directeur Bruno Pezzatti a honoré le président sortant en saluant un chef présent et fort, tant pour les membres de la FUS que pour les autorités et les organisations. M. Pezzatti a relevé en particulier le grand talent de négociateur et le respect sans faille pour les partenaires. Après la réforme de 1999, Pius Jans a réussi à faire évoluer la FUS en lui donnant un profil clair tourné à l’intérieur du pays. Son successeur Bruno Jud s’est dit convaincu que les enjeux internationaux gagneront encore en importance à l’avenir. En conséquence, il est essentiel de regrouper davantage les intérêts et de renforcer les contacts au sein du secteur.

Comme le veut le tournus, les délégués ont eu à élire le comité central en entier, l’office de contrôle et les membres du tribunal arbitral. Les nouveaux élus au comité central sont Jürg Hess, Roggwil TG, Andreas Forrer, Sursee LU, Reto Wehrli, Schwyz et Urs Reinhard, Berne. Ils remplacent les démissionnaires du comité central Vincenz Bütler, Beat Hodler et Bruno Werder. Dans son allocution de bienvenue, Pius Jans a fait part de sa préoccupation quant à la pression croissante sur les prix dans le commerce de détail. Les soldeurs mésuseraient toujours plus souvent des fruits de toutes sortes pour attirer des clients tandis que le jus et le schorlé de pomme du segment bon marché se bradent à des prix qui ne reflètent aucunement la valeur du produit. « Dommage que le commerce de détail semble ne pouvoir ou vouloir promouvoir ses prestations plus que par les prix », a regretté Pius Jans. Il a aussi confirmé le rejet par la FUS de l’accord de libre échange agroalimentaire avec l’UE. Selon Pius Jans, la FUS scrute l’évolution des divers accords commerciaux bilatéraux en discussion. « Chat échaudé craint l’eau froide. Dès l’introduction du principe dit du Cassis de Dijon on nous a vanté un paquet d’attrapes avec des fausses promesse», a-t-il soulevé.

Ernst Landolt, Conseiller d’état et ancien président de la société d’agriculture schaffhousoise a transmis les compliments du canton de Schaffhouse et a précisé que le quatrième plus petit canton suisse s’est transformé ces dernières années de canton industriel en canton de services et de technologies, se positionnant comme emplacement économique prometteur de succès.
L’acceptation de l’agriculture y est grande et l’appréciation par la population, la politique et toute l’économie est réjouissante.

Diminuer les surfaces de pommiers et les capacités de stockage
Le directeur Bruno Pezzatti a pu dans sa rétrospective de 2011 rappeler les très bons rendements et même de nouveaux records pour certaines espèces comme les fraises ou les cerises de table. « Ces fruits ont été commercialisés à des prix bons pour tous les acteurs de la chaîne de valeur ajouté », a-t-il expliqué. La commercialisation des fruits à pépins de table et à cidre en revanche a été difficile. Bruno Pezzatti voit comme principale cause des difficultés les surcapacités des cultures et des entrepôts frigorifiques de fruits à pépins de table. Les  producteurs concernés ont donc décidé de réduire l’objectif des surfaces de pommiers indigènes de 8%, pour passer de 4000 ha à 3700 ha. Des groupes de travail ont en outre été mis sur pied. Ils sont chargés d’élaborer des mesures en vue des concepts de commercialisation 2012/13 à l’attention des centres de produits (CP) compétents. Le CP pour les fruits à cidre a déjà pris ses premières décisions en vue de la transformation de la récolte de fruits à cidre 2012. Il est prévu de conserver le système des retenues pour financer les exportations d’allègement de fruits à cidre frais, lorsqu’il y a des excédents. Il ajoute que les entrepositaires et Swisscofel doivent eux aussi contribuer à régler le problème structurel des entrepôts frigorifiques. Un événement en 2011 à marquer d’une pierre blanche a été l’intégration dans la FUS, au sein du tout nouveau groupement des distillateurs, des membres de l’Association suisse des distillateurs.

Les contributions à la qualité paysagère sont inutiles
Urs Schneider, vice-directeur de l’Union suisse des paysans, a ensuite tenu un exposé sur le thème « Qu’apportera PA 2014-17 à l’agriculture et notamment à l’arboriculture ? ». Il s’est montré satisfait de la reprise par le Conseil fédéral de plusieurs propositions d’amélioration formulées par l’USP et d’autres organisation agricoles pendant la mise en  consultation de PA 2014-17, sans cacher que du point de vue de l’agriculture d’autres corrections restent nécessaires. il s’est aussi dit conscient que les positions de l’USP ne conviennent pas à tous y compris à l’intérieur du secteur. Elles sont néanmoins le fruit d’un processus démocratique porté par une base large. « C’est un point essentiel au succès devant le Parlement. » Selon Urs Schneider, le Parlement est un partenaire plus fiable pour l’agriculture que le Conseil fédéral qui poursuit sa politique d’ouverture.

Le conférencier a relevé comme souhait essentiel de l’agriculture le renforcement du facteur « Production ». Il a illustré les effets du nouveau modèle de paiements directs en commentant l’exemple d’une exploitation arboricole. La  contribution à l’hectare ayant été revue nettement à la baisse, les exploitations toucheront moins de paiements directs. Si les pertes pourraient être compensées par le biais des paiements écologiques, ceci induirait cependant un nouveau recul de la production. Au sujet des contributions à la qualité paysagère prévues, il a dit: « Elles sont superflues et généreront énormément de travail administratif. » Il préconise en lieu et place le relèvement des contributions au paysage cultivé qui seraient les plus à même de garantir le paysage ouvert et diversifié réclamé par la population. L’USP souhaite en outre le renforcement des contributions à l’approvisionnement et la réduction des contributions transitoires. Elle demande encore l’extension des crédits d’investissement aux investissements de renouvellement et aux adaptations au marché ainsi qu’à la transformation des petits fruits. Urs Schneider veut croire que les débats parlementaires déboucheront sur des améliorations en faveur de l’agriculture. « Car nous avons de bons arguments », a-t-il précisé.

Pour plus d’informations :
Josef Christen, responsable information / RP
Téléphone +41 (0)41 728 68 60, E-Mail josef.christen@swissfruit.ch
www.swissfruit.ch

Les membres des comités FUS
Comité central:
– Jürg Hess*, Roggwil TG
– Iwan Hungerbühler, Neukirch TG
– Alphonse Jacquier, Conthey VS
– John Kilchherr, Founex VD
– Luc Magnollay, Etoy VD
– Paul Messerli, Kirchdorf BE
– Xavier Moret*, Martigny VS
– Willi Staubli, Muri AG
– Hansruedi Wirz, Reigoldswil BL
– Andreas Forrer, Sursee LU
– Bruno Jud*, Eschenz TG (président)
– Reto Wehrli*, Schwyz
– Reinhard Urs, Bern
* Comité présidentiel

Invités supplémentaires (sans droit de vote)
– Pierre Carron, Fully VS
– Daniel Hecht, Sempach LU
– Edwin Huber, Neukirch TG.

Office de contrôle
– Stefan Brunner, Steinmaur ZH
– Ernst Lüthi, Ramlinsburg BL
– Christoph Mingard, Préverenges VD
– Urs Reut, Mauren TG
– Christoph Richli, Sursee LU (président)

Tribunal arbitral
– Robert Brunner, Steinmaur ZH
– Richard Keller, Endingen AG
– John Kilchherr Founex VD

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