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La Charte du Gruyère a 20 ans !

Vincent Bailly / AGIR

De g. à dr. : Oswald Kessler, président de l'Interprofession du Gruyère et Philippe Bardet, directeur.

© Vincent Bailly / AGIR

L’Interprofession du Gruyère en conférence de presse

L’Interprofession du Gruyère a accueilli lundi à Chexbres (VD) les médias pour sa traditionnelle conférence de presse donnée en préambule à son assemblée des délégués. L’occasion pour son directeur, Philippe Bardet et son président, Oswald Kessler, de rappeler que la Charte du Gruyère, document fondateur du célèbre fromage suisse, a été signée voilà vingt ans.

Le 2 juillet 1992, le Domaine des Faverges à St-Saphorin accueillait tous les représentants de la filière du Gruyère. Point d’orgue de la journée, la signature de la Charte du Gruyère. Ce document fédérateur et fondateur regroupe l’ensemble des caractéristiques définissant le célèbre fromage : zone et mode de production, affinage, maturation, composition, taille, couleur, goût… Tout y est, rien n’est laissé au hasard. « Sans cette charte, il n’y aurait pas d’appellation d’origine contrôlée en Suisse, et l’Interprofession du Gruyère n’aurait pas sa forme actuelle. Il faut saluer cette grande initiative ! », a souligné Philippe Bardet, directeur de l’Interprofession, lors de la conférence de presse donnée ce matin à Chexbres.

Vers une protection accrue

Cette quête de reconnaissance du nom « Gruyère » représente l’une des batailles les plus ardues pour l’Interprofession. L’existence et la signature de la charte était une première victoire. L’obtention en 2001 de l’appellation d’origine contrôlée (AOC) une seconde et le respect de cette même AOC dans l’Union européenne le 1er décembre 2011 la troisième : « Cette reconnaissance représente la pierre angulaire de l’édifice visant à obtenir une meilleure protection de la marque à l’échelle mondiale », a affirmé le directeur. Mais la route est encore longue et l’affaire EMMI, début 2012, a mis en exergue le problème délicat de la non-reconnaissance des AOC aux Etats-Unis, l’usurpation du nom « Gruyère » et le risque constant de contrefaçons.

Plus qu’un produit alimentaire

« Le Gruyère AOC, c’est plus qu’une marque, un nom à défendre ou même un produit alimentaire contenant des protéines et de la graisse. Lorsque nous vendons notre fromage, nous vendons une région, nous vendons un savoir-faire, nous vendons un produit authentique de qualité, une sensation, une saveur », a rappelé Oswald Kessler, président de l’Interprofession. La filière du Gruyère AOC représente près de 4’000 emplois, 2’300 producteurs de lait, 29’000 tonnes de fromages dont 11’670 exportées à travers le monde en 2011. « Même si ces chiffres font du Gruyère AOC l’un des plus importants fromages de Suisse en terme de production, cette dernière ne représente que 0,3% de la production européenne », relativise Philippe Bardet. D’où la nécessité de mettre en place une promotion ciblée et efficace.

En Suisse et à l’étranger

Avec un budget de 12 millions de francs suisses en 2011, Le Gruyère AOC a ainsi été vu un peu partout et par le biais de plusieurs supports : Route du Gruyère, foires et manifestations agricoles ou alimentaires (Swiss’Expo, Grüne Woche de Berlin, Salon International de l’agriculture de Paris, Comptoir Suisse, Olma, Salon suisse des Goûts et Terroirs, etc.), événements sportifs (courses de ski FIS, Tours de Romandie et de Suisse, Championnat d’Europe d’athlétisme, etc.). Et également sur les bus bernois et de Zermatt et par le biais de spots TV. Nombre de ces opérations ont été menées en collaboration avec Switzerland Cheese Marketing (SCM) et l’Association pour la promotion des AOC-IGP.

VB/AGIR

www.gruyere.com

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