Détention des animaux de rente
Les autorités serrent les boulons et les paysans tirent la langue(29.7.04/SC) Lors de sa prochaine session de septembre, le Grand Conseil va se pencher sur la réponse du Conseil d'Etat à un postulat du député Pascal Buffet et consorts demandant une aide financière pour la mise aux normes des exploitations agricoles détenant des animaux de rente.
Il faut savoir que la politique agricole PA 2002 a intégré la garde d'animaux de rente respectueuse de l'espèce dans les prestations écologiques requises (PER). Un programme de contrôles a été lancé dès l'an 2000 sous les auspices du Service vétérinaire (SVET), portant notamment sur la largeur des couches pour le bétail laitier en stabulation entravée, la luminosité des écuries, la hauteur des crèches et la largeur des logettes.
Près de 85% des exploitations ont été jugées conformes et les frais des transformations exigées ont été en général minimes (amélioration de la luminosité, nettoyage des carreaux, suppression d'une place à l'écurie ). Cependant, les milieux agricoles ont exprimé leur crainte d'une intrusion intempestive des collaborateurs de l'Etat et, surtout, de l'obligation d'investir massivement dans des aménagements pénalisant la rentabilité. D'où le dépôt du postulat demandant des soutiens financiers adaptés.
Réponse du berger à la bergère Après examen et délibération, le Conseil d'Etat a adopté en date du 16 juin la réponse suivante:
"Les problèmes soulevés par le postulat ont permis de mieux cerner les enjeux de l'action conduite par le Service vétérinaire. Il en résulte une opération concertée et mesurée, menée avec efficacité. Des objectifs de politique agricole contraignants ont été atteints grâce à la collaboration des divers partenaires et des solutions économiques et ingénieuses ont été trouvées. Si leur financement a pu se faire dans le cadre des budgets disponibles, il serait cependant erroné d'en conclure que l'assainissement des ruraux des exploitations agricoles vaudoises n'ait pas besoin d'un soutien accru de la part de l'Etat."En effet, il existe globalement une nécessité importante de renouvellement ou de modernisation des installations de détention du bétail, spécialement en montagne, mais aussi en plaine. Les améliorations nécessairres doivent tenir compte de l'ensemble des exigences actuelles (sécurité au travail, protection des eaux et de l'air, rationalisation des coûts de production etc.) et conduisent à des coûts de transformation et de construction élevés.
Prométerre mène l'enquête
Une enquête réalisée par Prométerre en 2003 a recensé plus de 450 projets de construction, rénovation et agrandissement sur l'ensemble du territoire cantonal. 170 projets sont annoncés dans les deux ans. 150 concernent la mise en conformité.Si les montants mis à disposition à titre d'améliorations structurelles ont permis, ces dernières années, de soutenir entre 15 et 20 projets par an, il faudrait idéalement doubler les moyens mis à disposition pour accompagner ces prochaines années la rationalisation des bâtiments agricoles dans le respect des exigences environnementales, paysagères et d'aménagement du territoire. Compte tenu de la situation financière actuelle du Canton, le Conseil d'Etat ne peut malheureusement pas envisager d'accroître les aides dans ce secteur.
Selon toute vraisemblance, le débat prévu à la rentrée au Grand Conseil devrait être animé
AGIR