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La formation en apiculture rencontre beaucoup de succès!

© AGIR - André Pasche, président de la FVA

La Fédération vaudoise des sociétés d’apiculture en assemblée générale à Poliez-le-Grand

Les représentants des dix-huit sections de la Fédération vaudoise des sociétés d’apiculture (FVA), qui fête cette année son 110e anniversaire, se sont réunis samedi 3 février à Poliez-le-Grand pour leurs assises annuelles. A l’heure du bilan, l’année 2017 se caractérise par deux récoltes de miel moyennes à généreuses et variables selon les régions, a résumé le président de la FVA, André Pasche, dans son rapport. Il a souligné par ailleurs que la formation de base de deux ans dispensée par la Fédération aux jeunes apiculteurs désireux d’acquérir une bonne pratique apicole, rencontre un immense engouement et affiche même complet.

Hiver sec, printemps doux et précoce, violent épisode de gel qui a stoppé la floraison des arbres fruitiers en avril, été sec et chaud … En 2017, les abeilles ont dû faire face à une météo particulière qui, selon les régions du Pays de Vaud, a influencé la récolte de miel. La récolte de printemps a été moyenne à généreuse, a résumé André Pasche, le 3 février lors de l’assemblée générale de la Fédération vaudoise des sociétés d’apiculture; quant à la seconde, elle a été variable. «La période sèche de juin-juillet a par contre permis une belle récolte de miellat», a précisé pour sa part Alain Jufer, responsable du Groupement des moniteurs éleveurs vaudois.

Engouement pour les cours de base en apiculture
Concernant la vulgarisation apicole, Marianne Tschuy a fait un tour d’horizon des cours et activités de l’année écoulée avant d’aborder les projets à venir. Ainsi, 83 personnes de la volée 2016-2017 ont terminé leur formation de base en apiculture. Actuellement, 115 personnes sont en formation. La volée 2017-2018 totalisait en effet 42 participants en janvier 2018 et 73 pour la volée 2018-2019. Pour les cours 2019-2020, les inscriptions seront ouvertes dès le 19 septembre via le site de la Fédération. Et vu l’engouement des jeunes apiculteurs pour ces cours, aussi bien Marianne Tschuy que le président de la FVA ont lancé un appel à l’assemblée pour que les sections encouragent leurs membres à suivre la formation de conseillers apicoles et de moniteurs éleveurs SAR (Société romande d’apiculture); cela afin de pouvoir encadrer dans les meilleures conditions les jeunes apiculteurs qui suivent la formation de base de deux ans dispensée par la FVA.

Alain Jufer a ajouté que la période 2018-2019 sera une année de formation pour les nouveaux moniteurs éleveurs et qu’une liste des critères minimums exigés pour les futurs candidats a été édictée. Il a également insisté sur le fait que les moniteurs éleveurs étaient à la disposition des apiculteurs «pour les aider à élever des reines de sélection permettant d’obtenir des colonies dynamiques et douces».

Gare au frelon asiatique!
Toujours en 2017 et dans le cadre de leur formation continue, les apiculteurs vaudois ont pu assister à une conférence de Daniel Chérix, biologiste, professeur honoraire au Département d’écologie et d’évolution de l’Université de Lausanne et conservateur au musée cantonal de zoologie de Lausanne, traitant du frelon asiatique. L’objectif de cette rencontre était de permettre aux apiculteurs de reconnaître cette espèce invasive, véritable fléau pour les abeilles, qui est désormais aux portes de Genève. L’inspecteur cantonal Franck Crozet a d’ailleurs souligné dans son rapport qu’une reine fondatrice a même été découverte au printemps dernier dans le canton du Jura. Lors de la présentation de son rapport à l’assemblée, il a également informé que 5 cas de loques américaines ont été déclarés en 2017 (11 cas en 2016 et 9 en 2015). A ce propos, et suite à un problème lié à cette maladie bactérienne très contagieuse du couvain, survenu dans une des stations de fécondation, le canton de Fribourg exige des apiculteurs qu’ils fournissent une attestation de contrôle stipulant que leurs ruchers sont indemnes de maladies, a-t-il rappelé, avant d’ajouter que «tous les déplacements d’abeilles doivent faire l’objet d’une demande auprès des inspecteurs des ruchers du lieu de départ ainsi que d’arrivée».

Journée cantonale du miel
Au chapitre des projets et du programme 2018, Marianne Tschuy a annoncé notamment que la demi-journée d’information réservée aux apiculteurs, consacrée à la lutte contre le varroa, parasite qui décime les colonies d’abeilles, sera reconduite cette année, le 23 juin à Marcelin. Une rencontre, programmée le 22 septembre à Moudon, aura également pour thématique la revalorisation de la cire. Par ailleurs, afin de permettre au public d’en apprendre davantage encore sur les abeilles et sur les différentes sortes de miels, la FVA propose à ses membres d’organiser une Journée cantonale du miel dans les régions de Nyon, d’Yverdon, de Lausanne et d’Aigle. La date et le concept sont encore à définir par les sections chargées de mettre l’événement sur pied.

Label de qualité
Enfin, Patrick Moreillon, contrôleur du miel, a mis en exergue dans son rapport quelques chiffres tirés des statistiques de la FVA et d’apissuisse au sujet de la labellisation du miel. Ainsi, 188 apiculteurs vaudois sont inscrits au concept de labellisation, parmi lesquels beaucoup de nouveaux membres; 105 échantillons de miel labellisé «Miel du Pays de Vaud» ont été transmis au laboratoire de l’Orif (Intégration et formation professionnelle) pour analyse. Pour sa part, apisuisse a prélevé 2 échantillons pour les envoyer au Centre de recherche apicole (CRA) à Liebefeld (BE). Enfin, 65 000 labels ont été apposés sur les pots pour un total de 38 tonnes de miel. A l’issue de son intervention, Patrick Moreillon a vivement encouragé les apiculteurs à entreprendre les démarches pour faire labéliser leur production et ainsi ajouter une plus-value aux miels produits dans les ruchers de notre pays, en particulier en terre vaudoise.

AGIR

 

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