Espace revue de presse

Une initiative pour mieux rémunérer les producteurs de lait

© De gauche à droite: le fromager Serge André de Romanel, Guy de Charrière, président du groupement des producteurs de lait de Morges et environs, et Pierre-Alain Urfer, initiateur de la marque "Laitspoir"

Une nouvelle marque vaudoise voit le jour

(16.05.2018/LD) - Depuis ce mercredi, les consommateurs peuvent se procurer les briques de lait de la marque « Laitspoir » dans une vingtaine de magasins Coop et dans d’autres commerces de la région morgienne. Un groupement de douze producteurs vaudois bénéficiera ainsi d’un prix plus juste, soit à 70 centimes le litre.

L’agriculteur de Champvent Pierre-Alain Urfer a décidé de mouiller sa chemise pour améliorer les conditions des producteurs de lait. Il a présenté ce mercredi à Romanel-sur-Morges la nouvelle marque « Laitspoir » lancée dans cette région. Celle-ci a comme objectif de rémunérer plus équitablement des acteurs de la branche qui sont toujours plus sous pression.

Le prix du lait et la rémunération que perçoivent les producteurs représentent en effet un problème majeur pour la branche depuis que les contingents laitiers ont été abandonnés en Suisse en 2009. Mais l’initiant du projet en est persuadé : les consommateurs sont prêts à payer plus pour le lait s’ils sont sûrs que ce sont bien les producteurs, et non les intermédiaires, qui en sont les bénéficiaires.

La marque « Laitspoir » est donc une tentative de passer de la parole aux actes. Elle a été déposée il y a une année déjà, mais il a fallu du temps pour consolider le projet. « Nous devions trouver un partenaire qui nous permette de faire du volume et ceci afin de rentabiliser cette action », relate Pierre-Alain Urfer. Après un tour de table « compliqué » chez tous les principaux distributeurs, c’est finalement Coop qui a accepté de faire partie de l’aventure.

1 franc 80 la brique
Dès ce mercredi, ce sont dont une vingtaine d’enseignes du grand distributeur ainsi que des commerces de proximité qui proposent à la clientèle ces briques d’un litre. Avec un prix de vente (conseillé) de 1 franc 80, ce sont 70 centimes qui reviennent à chaque producteur. C’est près du double de ce qu’ils percevaient jusque-là. Car si le lait destiné à la fabrication de fromage est mieux rémunéré, le surplus ne rapportait que 40 centimes par litre aux producteurs.

Ce projet est donc une bouffée d’oxygène pour une branche du lait qui souffre. Douze producteurs autour de la Fromagerie André SA à Romanel-sur-Morges bénéficient de prix jugés plus équitables.

Néanmoins, la pérennité de la marque n’est pas encore assurée et il faudra trouver un écho positif auprès des consommateurs. « Nous espérons écouler mille litres par jour, il s’agit là de la masse critique pour que le produit trouve une assise », commente Pierre-Alain Urfer. L’agriculteur vaudois estime qu’il faudra attendre environ trois mois avant de faire un premier bilan quant à l’avenir de « Laitspoir ».

AGIR

2222articles
aller au panier