Espace revue de presse

Première volée de la patente de spécialisation en viticulture biologique : un réel succès.

Candidats et enseignants à la patente de spécialisation en viticulture biologique dans la cour du Domaine de la Romanée-Conti. T. Gallandat.

© Agrilogie

Communiqué de presse d’Agrilogie

Les élèves de la première volée de la formation à la patente de spécialisation en viticulture biologique ont effectué leurs examens. 8 viticulteurs romands ont terminé cette spécialisation ainsi que le premier apprenti viticulteur avec spécialisation en viticulture biologique de Suisse romande. Cette formation s’adresse aux viticulteurs qui veulent convertir leur exploitation à la viticulture biologique, à la viticulture biodynamique, ou qui veulent simplement diminuer l’emploi des agents de synthèse sur leurs exploitations.

« Je suis ravi d’avoir pu participer à la première volée de la patente viti bio. Cette formation est hautement recommandable et adaptée aux problèmes des vignerons alternatifs » affirme Damien Mermoud, à la sortie des examens. En effet, cette formation, très consistante avec ses 300 périodes de cours, permet de bien faire le tour du sujet, de l’approfondir au plus loin des connaissances actuelles, de voir les effets dans les vignes, de partager avec des professionnels chevronnés. Les 38 jours de cours, séminaires et visites d’entreprise sont répartis sur une année. Ils ont permis d’acquérir des compétences approfondies en environnement, respect des cahiers de charges, viticulture biologique, protection phytosanitaire, vinification, gestion du sol, mécanisation et gestion des effluents.

Un tel cours est un investissement important pour un(e) professionnel(le) en pleine activité, mais aussi une occasion unique de se remettre en question, d’acquérir des compétences qui motivent d’essayer d’autres techniques pour le bien à la fois de l’environnement et de la qualité du raisin et du vin. « Je suis très heureuse de participer à cette formation : elle me permet de revoir mes bases, me débarrasser des mauvaises habitudes et m’aidera beaucoup dans mes futurs choix d’itinéraires techniques » affirme Noémie Graf à la sortie du cours.

Les cours ont été donnés à la fois par des spécialistes dans leur branche, provenant de toute la Suisse romande viti-vinicole, voire de l’étranger, et par des viticulteurs qui pratiquent la viticulture biologique et qui ont pu faire part de leurs expériences. Les visites d’exploitations ont conduit les candidats dans les vignes de leurs collègues, dans le vignoble de Marcelin ainsi que sur les essais du
FIBL en Lavaux.

Un voyage d’étude en Bourgogne a permis de visiter des domaines prestigieux qui ont de nombreuses années d’expérience en viticulture biologique. Sophie Guillemot-Michel, à Clessé, pratique avec ses parents une viticulture biodynamique très axée sur l’emploi des plantes :
traitements à base de tisanes, décoctions ou huiles essentielles. Elle distille elle-même les plantes qu’elle a récoltées dans la nature ou cultivées dans son jardin. Le domaine Leflaive, à Puligny-Montrachet, pratique la viticulture biologique dans ses vignes aux appellations prestigieuses. Son directeur, Pierre Vincent, a partagé ses nombreuses expériences en viticulture bio. Le domaine Drouhin, à Beaune, pratique le bio sur ses 80 ha de vignes bourguignonnes. Son directeur, Philippe Drouhin, a transmis sa passion du vin et a relaté ses expériences avec le bio. Cerise sur le gâteau, l’accueil par M. Aubert de Villaine au Domaine de la Romanée-Conti, a permis aux candidats à la
patente de découvrir un prestigieux domaine cultivé en bio depuis plus de 30 ans. M. de Villaine est un passionné de la vigne qui transmet volontiers ses expériences. Il s’intéresse aussi beaucoup au développement de la viticulture biologique et nous encourage à continuer d’offrir cette formation si innovante à son goût.

Les dernières visites ont conduits les candidats en Valais, dans deux domaines bio renommés. Marie-Thérèse Chappaz a fait découvrir ses vignes, ses techniques de production, l’organisation de son entreprise et ses vins, fruits de très nombreuses années en bio. Elle a comme toujours partagé son enthousiasme pour la vigne et la nature. Sandrine Caloz, Miège, a montré que le domaine familial, fruit de l’expérience de ses parents et de sa formation d’oenologue, est entièrement axé sur la qualité des vins et que la pratique du bio à la vigne est destinée à cet objectif.

« J’ai beaucoup appris étant novice en bio et je suis très contente d’avoir participé à cette patente » dit en guise de conclusion Laura Udriet, la candidate neuchâteloise.

Forte de ce succès et ayant reçu une dizaine d’inscription pour l’année scolaire à venir, Agrilogie ouvre une nouvelle volée pour la période septembre 2018 – printemps 2019. Renseignements et inscriptions à Agrilogie Marcelin, 021 557 92 50

Agrilogie
Thierry Gallandat, Doyen des formations supérieures

Photo : Candidats et enseignants à la patente de spécialisation en viticulture biologique dans la cour du Domaine de la Romanée-Conti. T. Gallandat.

Pour plus de renseignements :
Thierry Gallandat, Doyen des formations supérieures, 021 557 98 98
Yves Pottu, Doyen de Marcelin, 021 557 92 50

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