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Ensemble tout irait mieux !
24.01.2012 – Les hôteliers suisses désignent le coût des denrées alimentaires comme partiellement responsable du handicap concurrentiel des établissements helvétiques. L’USP s’inquiéte de ce postulat et rappelle l’apport de l’agriculture à la qualité du paysage suisse, atout majeur du tourisme.
"Si l'hôtellerie suisse avait pu acheter ses fournitures alimentaires aux prix pratiqués en Autriche, elle aurait pu économiser 1,1 milliard de francs" en 2010, a indiqué mardi devant la presse à Berne Christian Hunziker de l'institut BAKBASEL. Celui-ci présentait une étude à ce sujet commandé par hôtelleriesuisse, l'association suisse des hôteliers. Selon ce document, les prix du tourisme en France, en Allemagne, en Italie et en Autriche étaient en moyenne 22% meilleur marché qu'en Suisse en 2010. L'agriculture et l'industrie alimentaire représentent 17,5% du total des dépenses de l'hôtellerie et la restauration en Suisse, poursuit l'institut. Les prix à la production y sont par ailleurs environ 30% plus chers que dans ses quatre voisins européens. Cette situation dérange hôtelleriesuisse qui y voit une cause du manque de compétitivité de la branche par rapport à ses concurrents européens. Elle souligne qu'une libéralisation du marché pourrait avoir un impact direct sur les prix. L’USP a réagit fortement dans un communiqué de presse : « La signature d’un accord de libre-échange agricole entraînerait une chute de 40% du revenu sectoriel de l’agriculture suisse, déjà très bas à l’heure actuelle ! ». Cette chute aurait ainsi des répercussions sur les prestations que pourrait fournir l’agriculture à l’entretien des paysages helvétiques : « il est inconcevable que l’organisation hotelleriesuisse soit prête à affaiblir l’attraction exercée par la Suisse sur les touristes étrangers pour réaliser, dans le meilleur des cas, des économies minimes en achetant des produits. », souligne encore l’USP.
Auteur : AGIR
