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La filière porcine suisse se prépare aux nouvelles normes!
La filière porcine suisse est à la veille de profonds changements… Les exploitants dont les porcheries ne sont pas encore en conformité avec les dispositions prévues par la Loi sur la protection des animaux ont jusqu’au 1er septembre 2018 pour procéder aux améliorations exigées. Afin de sensibiliser les producteurs de porcs à l’engrais aux contrôles spécifiques qui seront effectués dans leurs exploitations, le président de la section romande de Suisseporcs René Eicher et Benoît Marti membre du comité, ont organisé mercredi une séance d’information à Villars-le-Grand.
Lors de cette soirée, le Dr Giovanni Peduto a présenté le programme prioritaire de contrôle élaboré par les vétérinaires cantonaux en collaboration avec l’OSAV. Ainsi, de 2017 à 2019, différents points feront l’objet d’un examen approfondi comme les abreuvoirs, la mise à disposition du matériel d’occupation des porcs, l’enfermement ponctuel de certaines truies dans la logette du box de mise bas et les soins apportés aux animaux blessés ou malades. La loi prévoyant l’interdiction du caillebotis intégral, les sols seront spécialement évalués, de même que la surface nécessaire par porc à l’engrais qui passe de 0,65 m2 à 0,9 m2.
Les objectifs de ce programme, a expliqué le vétérinaire cantonal vaudois, est de garantir que les conditions de détention des porcs sont conformes aux exigences minimales de la législation sur la protection des animaux mais aussi d’accompagner les producteurs dans cette période de transition. Conscient de l’enjeu économique et des efforts que représentent ces mises en conformité pour les exploitants qui doivent par ailleurs constamment s’adapter à un marché sous pression, il a également précisé que ces contrôles permettaient de crédibiliser le système de production et par conséquent leur filière. Ce qui est important dans notre société de plus en plus sensible à ce qui touche l’éthique animale.
Pour une communication transparente
Pour sa part, Cesare Sciarra a souligné que si le rôle de la Protection Suisse des Animaux est de veiller au bien-être des animaux de rente, elle doit aussi prendre en compte les exigences du monde agricole. Quant au consommateur, il veut connaître les conditions réelles de détention des animaux, a-t-il affirmé en précisant que ce n’est pas toujours ce que font les campagnes publicitaires élaborées par certains grands distributeurs, celles-ci étant exagérément idylliques et ne reflétant pas la réalité. Aussi, ces publicités sont, selon lui, contreproductives, aussi bien pour le public que pour les exploitants.
Et de conclure qu’indépendamment des contingences du marché, l’avenir et l’image de la production animale et de la consommation de viande doivent reposer sur une communication transparente à tous les échelons et sur une amélioration pragmatique et tangible des conditions de détention des animaux. A l’exemple, notamment, des programmes d’élevage labellisés où les animaux bénéficient d’une stabulation respectueuse et de sorties régulières en plein air.
AGIR
