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Ouvrir les portes des porcheries et promouvoir la qualité suisse!
Les prix payés aux producteurs de porcs ont été, en 2016 encore, au cœur des préoccupations des éleveurs et engraisseurs romands, ce mercredi. Dans son rapport annuel, René Eicher, président de la section romande de Suisseporcs, a en effet rappelé à la soixantaine de membres présents dans les locaux de Micarna à Courtepin (FR), que non seulement la consommation de viande de porc était en diminution dans les ménages mais que le marché des porcs livrés à l’abattoir n’était pas brillant non plus. En janvier, le prix au kilo du porc gras a été payé au producteur 3,40 francs et 5,50 frs pour les porcelets sevrés; au début de l’été, le porc gras s’est vendu à 4,30 frs et 7,30 frs pour les porcelets de 20 kg. Puis en août, le marché a connu une chute drastique puisque les porcs gras sont partis à 3,60 frs le kilo et les gorets à 4 frs. Cette situation, constate René Eicher avec amertume, n’est plus tenable pour les producteurs qui, estime-t-il, sont mis sous pression par les distributeurs.
Valoriser la viande de porc et son image
Felix Grob a pour sa part inventorié les efforts réalisés et les mesures entreprises par les différents acteurs de la filière porcine pour promouvoir leur production et mettre en évidence l’élevage respectueux des animaux. Sous l’égide de l’action baptisée Pig & Pork, les éleveurs ont décidé, par exemple, d’ouvrir au public les portes de leur porcherie pour qu’il puisse découvrir leur métier et les réalités de la détention porcine en Suisse. Et, pour garantir aux consommateurs un élevage de porcs suisses de qualité, Suisseporcs a mis en œuvre le programme national Suis Sano qui vise en particulier à réduire toujours plus l’utilisation des antibiotiques. La faîtière a également mis au point un calendrier pour optimiser les inséminations, ce qui permet de contrôler le nombre de porcelets et de stabiliser le marché en freinant un peu le nombre de gorets à l’engraissement. L’objectif étant, notamment, de réguler le prix de base de la viande au niveau saisonnier.
Sur le plan de la consommation, le directeur a souligné le lancement par McDonald d’un burger dont la viande est d’origine uniquement porcine et suisse. Et, pour sa part, le président a salué l’effort valdo-fribourgeois pour l’obtention d’une AOP Jambon de la borne et Boutefas. Une requête déposée par l’Interprofession de la charcuterie est en cours d’examen à Berne.
En guise de la conclusion, Felix Grob a exhorté chaque producteur « à devenir l’ambassadeur de son produit»!
AGIR
