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Les articles d'AGIR
Un lieu d’accueil qui porte bien son nom !
L’agritourisme Gabriel Schenk est « tombé dedans » quand il était enfant ! En effet, sa mère a fait partie du groupe qui a lancé, il y a plus de 30 ans, l’Association Aventure sur la paille, une organisation qui a rejoint depuis Agritourisme Suisse. Fils de paysan – son père gère une exploitation agricole toute proche -, Gabriel Schenk a d’abord fait une formation de paysagiste/pépiniériste et suivi les cours de moniteur de Jeunesse & Sport et de Pro Natura.
Il y a exactement vingt ans, il a démarré son aventure agritouristique en compagnie de Patrick Oeuvray en gagnant le 1er prix de CHF 50'000.- d’un concours organisé par la TSR intitulé « Le rêve de nos vingt ans ». Une somme qui lui a permis de commencer les travaux de rénovation de La Ferme du Bonheur, alors en partie désaffectée et transformée en squat… Grâce à l’impact de l’émission, toute la région a suivi ce projet avec beaucoup d’intérêt et, après deux ans d’efforts, la Ferme du Bonheur a ouvert ses portes avec, à la clé, un succès qui ne s’est jamais démenti: alors qu’il était obligé, au commencement de l’aventure, d’avoir un travail d’appoint, Gabriel Schenk est actuellement entouré de deux collaborateurs à plein temps, pendant la saison agritouristique.
Un rôle social
La Fondation La Ferme du Bonheur, créée en 1998, a pour but de faire découvrir la vie à la ferme et la nature environnante à des enfants, adolescents et personnes handicapées. Elle accueille environ 1’500 hôtes par année - camps de vacances pour enfants, séjours pour institutions, hébergement pour groupes - en leur proposant un large panel d'activités. Reconnue d'utilité publique par la République et Canton du Jura depuis 2004, la Fondation ne bénéficie cependant d'aucune subvention de l'Etat ou de la commune de Porrentruy. Des courses d’écoles mardi et jeudi, des ateliers pour les personnes handicapées lundi, mercredi et samedi matin, (Gabriel Schenk a effectué un stage de sept mois dans une institution spécialisée) et l’accueil de groupes pour une semaine, en parallèle des activités, voilà le programme hebdomadaire type à la Ferme du Bonheur !
Des souvenirs plein la tête !
Père de Bastien, Nathan, Coralie et Lucie, Gabriel Schenk a donc choisi de vivre entouré de beaucoup d’autres enfants. Il explique qu’au début c’était un peu difficile pour l’aîné de partager son papa mais, maintenant âgé de 14 ans, c’est lui qui veut s’impliquer en tant qu’aide-moniteur. Quant aux plus jeunes, ils profitent de jouer avec les petits vacanciers mais ils peuvent aussi rester de leur côté, s’ils le souhaitent. Quant à Gabriel Schenk, avec l’expérience, il arrive mieux à séparer sa vie privée de sa vie professionnelle et il a surtout appris à déléguer certaines tâches pour se consacrer à l’animation avec ses petits hôtes. Car, dans le domaine de la production alimentaire, il y a de quoi faire, constate-t-il: « Il est utile et même indispensable de faire le lien entre les produits et les producteurs en expliquant aux enfants, par exemple, la différence entre les animaux de rente et les animaux de compagnie tout en leur montrant qu’on doit bien s’occuper de tous les animaux même ceux qui finissent dans notre assiette! ».
La visite du jardin recèle aussi son lot de découvertes car certains enfants ne mangent que les légumes les plus courants comme les carottes, pommes de terre et tomates. Ainsi, pour les jardiniers en herbe, les côtes de bettes et le céleri, c’est tout nouveau et surtout lorsqu’ils constatent que ces légumes poussent… dans de la terre !
Des anecdotes, Gabriel Schenk en a toute une liste et il évoque, par exemple, une petite fille sortant du poulailler étonnée de ne pas trouver la date de l’œuf qu’elle tient dans la main, ou le sourire d’un petit garçon autiste qui monte pour la première fois sur un cheval, et encore un enfant qui lui a pris la main lors d’une balade en forêt et lui a raconté sa vie…
Les projets à venir !
Comme Gabriel Schenk possède également le brevet de cafetier, il projette d’aménager une roulotte en bar self-service pour les cyclistes et les personnes qui profitent d’une promenade le long de l’Allaine ainsi que les randonneurs à cheval, car la région est très appréciée pour ses réseaux équestres. A terme, il aimerait ouvrir aussi un petit restaurant mais, pour l’instant, il va s’octroyer pour ses 40 ans, deux semaines de vacances pour faire un tour de Suisse à vélo… en solitaire.
AGIR
La Ferme du Bonheur en chiffres
7 chevaux ; 1 poney ; 1 basse-cour (poules, canards, oies, dindes) ; des lapins, cochons, moutons et chèvres
1'500 personnes par an
3'500 nuitées
1 cuisinier saisonnier à plein temps
1 civiliste
Lien sur le reportage photo: agirinfo.com/photos
www.gitedelabergerie.ch Animations en collaboration avec Rolf Amstutz
