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Conséquences du retour du loup sur l'agriculture de montagne
28.11.2018 – Les sénateurs refusent de légiférer sur l'impact des grands prédateurs sur les alpages.
(ATS/AGIR) - Le Conseil des Etats s'inquiète de l'impact du retour du loup sur l'agriculture de montagne. Pas question toutefois de légiférer à ce stade. Les sénateurs ont enterré aujourd’hui tacitement une motion du National. Avec ce texte, la loi sur la chasse aurait dû être complétée de manière à ce que l'abandon des surfaces soit considéré comme une conséquence du retour des grands prédateurs et les terres concernés recensées. Le Conseil des Etats reconnaît que l'économie alpine est particulièrement touchée par les conséquences du retour des grands prédateurs en Suisse. Ces derniers ne sont toutefois pas les seuls responsables de l'abandon de gestion de surfaces agricoles des exploitations de base et d'estivage. L'agriculture subit de manière générale une mutation structurelle et il serait très intéressant d'identifier les facteurs qui ont une incidence sur cette mutation. Le Conseil des Etats a donc adopté tacitement un postulat chargeant le Conseil fédéral d'exposer les conséquences de la progression des grands prédateurs en Suisse sur la gestion agricole des régions de montagne. Ce facteur devra être mis en lien avec d'autres causes des changements agricoles structurels.
La Suisse compte près de 430'000 têtes de petit bétail: moutons et chèvres, dont environ 300'000 sont estivées sur les alpages. Les grands prédateurs tuent chaque année 275 têtes de bétail en moyenne. Le petit bétail (98% des attaques) et les régions de montagne (99%) sont particulièrement touchés.
Auteur : ATS/AGIR
