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Pommes de terre
05.08.2010 – La chaleur et la sécheresse peuvent faire baisser leur qualité
La pomme de terre tolère difficilement les températures élevées et un stress hydrique aigu pendant une période prolongée. Dans ces conditions, la plante ralentit voire stoppe sa croissance. Au retour des pluies et de la fraîcheur, si le stade phénologique de la plante n’est pas trop avancé, les tubercules existants vont continuer à grossir jusqu’au défanage. Toutefois, certaines variétés sensibles peuvent voir leurs tubercules regermer, donnant ainsi naissance à une seconde génération. Ce phénomène est très néfaste car le second tubercule en formation mobilise l’amidon du premier et le transforme en sucres. Ces sucres altèrent la qualité de la récolte, générant des brunissements non désirés à la friture et des faux goûts aux pommes de terre consommées après avoir été cuites à l’eau. De plus, la présence de sucres favorise indirectement le développement de bactéries qui peuvent provoquer la pourriture du tubercule au stockage. Les variétés à maturité tardive sont plus sensibles à ce phénomène, en particulier Eba, Agria et Bintje. L’irrigation régulière jusqu’au défanage permet de diminuer le risque d’un arrêt de végétation.
Les différentes variétés de pommes de terre n’ont pas la même sensibilité face aux conditions climatiques. L’étude variétale de la Station de recherche Agroscope Changins-Wädenswil ACW vise à identifier les variétés les plus adaptées à ces conditions difficiles. A défaut d’irrigation, la canicule et la sécheresse de cet été peuvent altérer la qualité de certaines variétés de pommes de terre.
Auteur : Agir
